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Les installations ACCA

Du camp d’aviation à l’aérodrome

Dès 1909, l’aviation s’est invitée dans le ciel de La Baule-Escoublac avec l’organisation de meetings aériens décollant de la plage. La création officielle du camp d’aviation d’Escoublac date de mai 1917 avec le stationnement de l’une des escadrilles côtières crées en Bretagne pour protéger les convois maritimes alliés des attaques des sous-marins allemands. Après leur débarquement en juin 1917 à Saint-Nazaire, des troupes américaines vont stationner sur le site ; le terrain permettra de satisfaire l’attente des soldats américains désireux de recevoir rapidement par la voie aérienne des nouvelles des U.S.A.

Le terrain d’Escoublac accueille le 17 août 1918 l’appareil LETORD 4A-8 n°832 chargé de sac postaux qui assure la première liaison postale régulière française entre Paris (Le Bourget) – Le Mans – Saint-Nazaire. Jusqu’au 10 janvier 1918, cette liaison Paris – Saint-Nazaire sera assurée 158 fois avant d’être interrompue après le départ de l’armée américaine du site.
A la fin de la Grande Guerre, l’industrie aéronautique avec notamment les Ateliers et Chantiers de la Loire et la Société Aéronautique Gourdon Leseure prend son essor dans la région et le désormais terrain d’aviation d’Escoublac devient un terrain d’essai. Il en est ainsi pour les avions Gourdon Leseure jusqu’en 1929.

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1933 : Un projet d’aéroport civil

Ayant vocation à développer l’aviation touristique et sportive, le syndicat intercommunal de l’aéroport de La Baule-Escoublac créé en avril 1933 et regroupant les villes de La Baule-Escoublac, Pornichet et le Pouliguen aménage et améliore les installations existantes. Un projet d’aéroport civil est porté par le syndicat en août 1933. Ce projet verra le jour en août 1934 avec l’ouverture de la liaison aérienne régulière Paris-Le Bourget - La Baule-Escoublac. A partir de juillet 1939, Paris - La Baule sera l’une des lignes touristiques opérée par Air France durant la Saison d’Eté. Les lignes commerciales prendront définitivement fin dans les années 1960 lorsque la longueur des pistes sera insuffisante pour les besoins des aéronefs de l’époque.

1966 - 1980 : L'apogée

Si en septembre 1966, l’aérodrome de La Baule-Escoublac accueille la 1ère étape du Tour de France des jeunes pilotes pour une épreuve de précision d’atterrissage, ce n’est qu’à partir des années 1980 que l’aérodrome de La Baule-Escoublac va s’inscrire régulièrement dans l’actualité de la Presqu’île avec l’organisation de meeting aériens, de manifestations, d’expositions culturelles autour de l’aviation et de célébrations d’anniversaire comme la première liaison aéropostale.

1940 : La Guerre

À leur arrivée en juin 1940, les Allemands détruisent toutes les installations existantes et réalisent l’agrandissement du terrain, avec deux pistes Est-Ouest de 1800m et Nord-Sud de 900m et la construction de hangars pour abriter chasseurs et bombardiers. Ce n’est qu’en mai 1945 au moment de la reddition de la « Poche de Saint-Nazaire » qu’un avion américain se posera de nouveau sur le terrain d’Escoublac. Le 23 juillet 1945, le Général de Gaulle atterrit à l’aérodrome de La Baule-Escoublac avant de se rendre en voiture dans les ruines de Saint-Nazaire pour y prononcer un vibrant discours auprès de la population de l’un des derniers territoires français libérés des Allemands.

2017 : Le centenaire de l'aérodrome

À l’été 2017, l'aérodrome a fêté ses 100 ans par des expositions, des animations, des conférences, des dédicaces, des reconstitutions comme celle d’un campement militaire de la seconde guerre mondiale.